Stress, émotions et santé: où en sommes nous?

Dr Nathalie Rapoport-Hubschman

Peut-on vraiment changer?

changing-illustration-bigUne des grandes questions de la psychologie moderne tourne autour du changement. Est-ce que l’on peut vraiment changer? Etre moins sensible, plus serein, plus à l’écoute, plus performant, plus optimiste ou plus heureux ?

La cuvée 2013 nous a apporté son lot de bonnes nouvelles.

De plus en plus, il paraît clair que l’optimisme, la capacité à être heureux, ces caractéristiques ou traits de personnalités qui paraissaient auparavant fixés et définitifs sont en fait des compétences que l’on peut acquérir, si on le souhaite, et si l’on s’en donne les moyens.

Le premier message fort des recherches en psychologie publiés en 2013 est lié à ce que l’on appelle l’épigénétique, c’est à dire le fait que nos gènes, loin d’être les seuls responsables de ce que nous sommes, sont en fait modulés par l’environnement dans lequel nous vivons, par les choix que nous faisons, par ce que nous pensons, ce que nous ressentons. Il ne tient donc qu’à nous d’infléchir la trajectoire de notre héritage génétique, en décidant, tout comme nous prenons soin de notre alimentation, de prendre soin de ce qui se passe dans notre tête et notre corps, d’apprendre à connaitre nos pensées et nos émotions.

Le deuxième message fort est qu’il est possible d’être plus optimiste, d’être plus heureux. Loin de l’image d’un bonheur béat tel qu’il peut être présenté dans les publications à grand tirage, les travaux issus de la psychologie positive cherchent à comprendre et affiner les voies grâce auxquelles il est possible d’apprendre à vivre mieux.  Tout comme il est possible de travailler notre condition physique, nous savons dorénavant qu’il est possible de travailler notre condition mentale, et que cela passe par un travail sur soi que l’on peut faire seul ou en étant aidé. Notre cerveau, qui a spontanément tendance à se focaliser sur le négatif, peut en effet apprendre à être plus réceptif à la positivité. Apprendre à focaliser notre attention sur ce qui va, à faire durer les émotions positives, à faire du bien aux autres et à soi-même.

On l’aura compris, il est possible de changer. En mieux.

(Illustration de Dave Cutler)

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Cette entrée a été publiée le janvier 14, 2014 par dans Bonheur, Emotions, Pleine conscience, Psychologie positive, Stress, et est taguée , , , .
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