Stress, émotions et santé: où en sommes nous?

Dr Nathalie Rapoport-Hubschman

Les émotions du coeur

coeur brisé

Apprendre par cœur, il me tient à cœur, cœur brisé, cœur de pierre…

Dans la langue de tous les jours on utilise fréquemment ces expressions imagées qui évoquent un rôle central du cœur dans nos émotions. C’était Aristote qui voyait dans le cœur le siège des émotions.

Que connaît-on à notre époque des liens entre cœur et émotions ? Il est de plus en plus clair que stress et émotions ont un rôle important à jouer dans la santé du cœur.

De nombreuses études réalisées sur de larges échantillons de population ont mis en évidence le rôle négatif du stress, de la colère, de l’hostilité, du sentiment d’isolement, de l’anxiété et de la dépression sur notre cœur.

On s’intéresse également depuis la fin des années 90 aux effets potentiellement bénéfiques des émotions que l’on appelle positives (vitalité, contentement, satisfaction, curiosité, gratitude, compassion, amour) sur la récupération cardiovasculaire. Certaines études pointent en effet le rôle protecteur que ces émotions positives pourraient avoir sur la santé du cœur.

On le savait pour le stress (étude Interheart), c’est clair désormais pour la dépression.  Etre déprimé augmente le risque de développer des maladies cardiovasculaires; c’est un facteur de risque, tout comme le tabac et le cholestérol.
Une étude qui a suivi plus de 10 000 personnes (fonctionnaires britanniques de l’étude Whitehall) pendant de nombreuses années vient de le confirmer.
A la différence d’autres facteurs de risques, la dépression est un facteur de risque modifiable, c’est à dire que l’on peut traiter par des médicaments et/ou une psychothérapie, principalement de type cognitivo-comportementale, qui donne – et c’est important dans ce contexte – des résultats rapides.
Repérer le stress, l’anxiété et la dépression fait donc dorénavant partie des actions de prévention des maladies cardiovasculaires. Les nouvelles directives de la Société Européenne de Cardiologie vont d’ailleurs dans ce sens.
Malheureusement, les chiffres montrent que très peu de cardiologues (3% en Australie) détectent d’éventuels symptômes dépressifs chez leurs patients.

La Fédération Française de Cardiologie propose un test très rapide qui permet de savoir si l’on a besoin d’être aidé :

trois question stress et coeur

Vous êtes hypertendu, avez des antécédents familiaux ou personnels de maladies cardiovasculaires, vous êtes suivis par un cardiologue ou souhaitez tout simplement entretenir la santé de votre coeur. Vous vous sentez stressés, anxieux, ou déprimés, n’hésitez plus à vous faire aider.

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