Stress, émotions et santé: où en sommes nous?

Dr Nathalie Rapoport-Hubschman

Positivité au travail: pour des équipes en bonne forme

melée équipeQue découvre-t-on en observant des équipes de travail à travers un miroir sans tain? On en apprend beaucoup sur la façon dont elles fonctionnent, et on peut notamment analyser avec une grande précision leur dynamique interne.

Critiques virulentes, regards réprobateurs, attitude de dénigrement: on s’en doute cela n’améliore pas l’atmosphère de travail. Pour autant on pourrait penser que cela permet –peut-être – en les faisant avancer, de rendre les équipes plus performantes?

C’est en fait tout le contraire. 

Une rencontre inattendue entre un ingénieur sud-américain, Marcial Losada, et l’une des étoiles de la psychologie positive, Barbara Fredrickson, a amené à la découverte d’un nouveau « nombre d’or ».

Alors qu’elles étaient occupées à définir leurs stratégies annuelles, 60 équipes ont été étudiées à travers un miroir sans tain. Chaque interaction (prise de parole, remarque, commentaire) fut codée par des observateurs en fonction de ses caractéristiques: positive (soutien, encouragement, appréciation) ou négative (désapprobation, sarcasme, cynisme).

En fonction de critères tels que profits réalisés, satisfaction de la clientèle, évaluations fournies par les supérieurs et les pairs, etc., les équipes étaient classées en trois catégories: équipes très performantes, de performance moyenne, et de performance faible. Les équipes les plus performantes étaient celles au sein desquelles on avait pu observer la plus grande fréquence d’interactions de nature positive. Dans les équipes les moins performantes, on pouvait par exemple constater des difficultés de communication, un manque de flexibilité, ainsi que peu de questions posées.

C’est au delà du seuil de trois interactions positives pour une interaction négative que l’effet se faisait réellement sentir, ce qui a permis de définir ce rapport comme le « ratio Losada ». Cela veut dire aussi qu’il faut trois interactions positives pour contrebalancer les effets d’une interaction negative. Pensons par exemple eaux effets que peut avoir une remarque négative dans une réunion de groupe: que d’efforts par la suite pour remettre la dynamique en marche!

Donner sa place à la positivité au travail, cela veut donc dire également, au delà de la bienveillance qui commence à être reconnu comme un facteur important (cf. charte de la bienveillance au travail), stimuler le questionnement, récompenser la flexibilité, et finalement encourager la créativité.

Mettre en avant la positivité, c’est une façon d’insuffler au monde du travail des valeurs et un sentiment de satisfaction que certains ont malheureusement de plus en plus de mal à y trouver. Si, en plus, cela permet d’améliorer la performance, il est vraiment temps de s’y mettre!

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